Petit-déjeuner Culture branches "Actualité économique et réglementaire en santé et prévoyance : les impacts à anticiper"

Le 16 janvier, Culture branches a lancé l’année 2025 avec son premier petit-déjeuner. Introduit par Benoit Courmont, Directeur général d’AG2R LA MONDIALE, cet événement a réuni administrateurs, négociateurs de branches, experts et partenaires sociaux. Ensemble, ils ont échangé sur deux sujets majeurs : la conjoncture économique actuelle, les évolutions réglementaires en santé et prévoyance et leurs impacts sur les régimes de branches.
 

Publié le vendredi 7 février 2025

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Crédits photo : Xavier Renauld
De gauche à droite, de haut en bas : Pascale Soyeux, Benoit Courmont, Anne-Charlotte de Raigniac, Philippe Crevel

 

 

 

Benoit Courmont, Directeur général d'AG2R LA MONDIALE

« Notre rôle est d'apporter des repères solides dans cette période de transformation, en accompagnant les négociateurs avec des outils et des solutions adaptés aux nouveaux enjeux »

Benoit Courmond 16012025 1 - Copie.jpg« Les événements Culture branches sont depuis 2016 un espace privilégié d’échanges, de réflexion et d’innovation au service des branches professionnelles. Permettant de rassembler négociateurs, experts et partenaires sociaux, ils incarnent notre engagement à bâtir, ensemble, une protection sociale toujours plus juste et adaptée aux réalités du terrain.


Le petit-déjeuner du 16 janvier a marqué le coup d’envoi d’une année qui s’annonce riche en 
défis, mais aussi en opportunités. Dans un contexte d’incertitudes économiques et politiques 
croissantes, ces moments d’échanges sont plus que jamais essentiels pour analyser, comprendre et anticiper les transformations qui affectent les entreprises et leurs salariés.


Philippe Crevel, en apportant son éclairage sur la conjoncture économique et géopolitique mondiale, a rappelé combien les tensions inflationnistes, la stagnation de la croissance et les évolutions politiques –notamment le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche – pourraient impacter durablement l’équilibre économique européen et français.


Ces bouleversements ont des répercussions directes sur notre secteur. Comme l’a souligné Anne-Charlotte de Raigniac, les incertitudes budgétaires et les évolutions réglementaires en matière de santé et de prévoyance mettent sous pression les régimes de branches et nécessitent des ajustements constants. Avec de telles mutations, il est crucial d’accompagner les partenaires sociaux pour sécuriser et adapter les dispositifs de protection sociale.


Face à ces évolutions, AG2R LA MONDIALE reste un partenaire clef des branches professionnelles, avec plus de 110 accords couvrant 350 000 entreprises et 4 millions de salariés. Notre rôle est d’apporter des repères solides dans cette période de transformation, en accompagnant les négociateurs avec des outils et des solutions adaptés aux nouveaux enjeux. Culture branches, fidèle à sa vocation de laboratoire d’idées, poursuivra son développement avec une ambition renouvelée : nous en multiplierons les formats afin de  diversifier les approches pour renforcer le dialogue et l’innovation sociale. Notre action à vos côtés est guidée par une ambition principale : continuer à co-construire avec vous, les branches, une protection sociale solidaire, vertueuse et adaptée aux spécificités de vos métiers. Pour cela, nous sommes convaincus qu’il nous faut nous appuyer sur une proximité renforcée et des échanges continus : votre connaissance fine des enjeux propres à chacune des différentes filières enrichit notre expertise que nous mettons à votre service.

Plus que jamais, la coopération entre tous les acteurs est essentielle pour faire face aux défis à venir et assurer la pérennité d’une protection sociale à la hauteur des attentes des branches. Ensemble, faisons de 2025 une année d’action et de construction. »

 

 

 

Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l'Epargne

“L’application du programme de Trump pourrait augmenter l’inflation d’un point supplémentaire dans les prochaines années et dans la foulée les taux d’intérêt aux Etats-Unis comme en Europe” 
 
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Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, a livré une analyse des tensions économiques actuelles et à venir. Entre le retour du protectionnisme aux États-Unis, le déclin démographique chinois, l’érosion de la compétitivité européenne et les fragilités budgétaires françaises, l’environnement global reste marqué par de nombreuses zones d’ombre.

 

L’économiste a souligné que l’élection de Donald Trump ouvre une période d’instabilité économique majeure, aux conséquences potentiellement néfastes non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour l’ensemble de l’économie mondiale. Son programme repose sur un recours au protectionnisme et un durcissement radical de la politique migratoire, deux leviers qui pourraient provoquer une spirale inflationniste et une fragmentation du commerce international. Le relèvement brutal des droits de douane viserait à protéger l’industrie américaine mais risquerait, en réalité, de déclencher des représailles commerciales et d’alimenter une flambée des prix à l’importation. Parallèlement, l’expulsion massive de 11 millions de travailleurs illégaux créerait une pénurie de main-d’œuvre et pourrait coûter jusqu’à 0,7 point de PIB aux États-Unis.
 

Vers un protectionnisme américain renforcé

L’un des axes majeurs du programme de Donald Trump est la hausse généralisée des droits de douane. D’après Philippe Crevel, si elle était appliquée, cette mesure représenterait un prélèvement de 640 milliards de dollars sur l’économie américaine, avec un impact direct sur la croissance mondiale.


Les nouveaux seuils envisagés sont les suivants :
•    25 % de droits de douane sur les importations en provenance du Mexique et du Canada
•    10 % sur le reste du monde
•    60 % sur les importations chinoises


Avec ces hausses tarifaires, les États-Unis deviendraient plus protectionnistes que l’Europe et la Chine, rompant ainsi avec 50 ans de libéralisation du commerce international. Cette politique pourrait entraîner des représailles commerciales de la part des pays ciblés, notamment la Chine.


L’espoir des investisseurs est que le recours aux droits de douane ne soit qu’une rodomontade de Donald Trump ayant pour objectif l’obtention de concessions de la part des partenaires des Etats-Unis. La non signature de décrets sur les droits de douane semble confirmer que le nouveau Président entend utiliser ces derniers comme une arme de négociation.

 

Face à ces incertitudes, les marchés commencent néanmoins à douter de la politique économique de Donald Trump. La Réserve fédérale américaine (FED), qui devait initialement procéder à quatre baisses de taux en 2025, devrait revoir sa position et se limiter à deux, maintenant des taux autour de 4 %. Néanmoins, les États-Unis affichent une croissance solide autour de 2,5 %, loin de la stagnation observée en Europe et en particulier en Allemagne, qui a enregistré une deuxième année consécutive de récession en 2024.


Du côté du rival chinois, le déclin démographique et la crise du secteur immobilier pèsent lourdement sur l’économie. La demande interne ralentit, poussant les exportations à des niveaux records, notamment vers l’Europe et les États-Unis. 


Cette situation a des conséquences directes sur l’industrie européenne, qui doit faire face à une concurrence accrue due à certains produits chinois vendus à des prix cassés et qui est sous la menace de la hausse des droits de douane américains.


L’Europe, de son côté, accuse un retard de croissance préoccupant. L’écart de PIB entre les États-Unis et l’Union européenne s’est creusé de 30 points depuis le début du siècle, conséquence d’une productivité en berne, d’un déficit d’investissements et d’un vieillissement démographique qui pèse sur les finances publiques et l’emploi. En France, la croissance plafonne à 1 %, avec une dette publique qui continue de progresser, contrairement à celle d’autres pays européens qui parviennent à la stabiliser. Philippe Crevel a par ailleurs affirmé qu’il s’agissait là de la croissance naturelle de la France qui “sans des changements structurels profonds", ne dépasserait pas ce seuil. 


“Plus les taux d’intérêt sont élevés, plus le service de la dette sera lourd. Aujourd’hui, il représente 50 milliards d’euros par an et pourrait atteindre 70 milliards en 2027."

Le taux d'épargne, un indicateur des craintes économiques

Le taux d’épargne reflète l’état d’esprit des ménages face aux incertitudes économiques. En 2024, il atteignait 18 % du revenu disponible en France, soit trois points de plus qu’en 2019. En Allemagne, il s’établit à 20 %, tandis qu’aux États-Unis, il est inférieur à 10 %.


Ces écarts s’expliquent en grande partie par la gestion de la "cagnotte COVID". Aux États-Unis, les aides publiques ont été massivement consommées entre 2020 et 2022, alors qu’en France et en Allemagne, les ménages ont préféré épargner par précaution. Cette frilosité européenne freine la consommation et, par extension, la croissance.


“Les américains ont asséché leur cagnotte COVID quand nous, nous l’avons renforcée depuis 2022.”

Mais le principal défi pour l’avenir reste la transition démographique. Le vieillissement de la population française va profondément bouleverser l’équilibre des finances publiques. 


"Nous n’allons pas dans le mur, nous sommes dedans : nous avons été prévenus, ce n’est pas une surprise, il y a eu des rapports sur le sujet, à commencer par  le livre blanc de Michel Rocard qui date de 1991."

 
En 1981, la France comptait 5 millions de retraités lorsqu’elle a adopté la retraite à 60 ans. Aujourd’hui, ils sont plus de 17 millions et atteindront 23 millions d’ici 2070, entraînant une dégradation marquée du rapport actifs/inactifs. Cette évolution pèse lourdement sur le financement des retraites et de la dépendance.


"La solution la plus simple serait la croissance économique, mais elle ne se décrète pas et nécessiterait d’augmenter les volumes de travail."


Cela devra passer par un meilleur taux d’emploi des seniors, mais aussi par une meilleure intégration des jeunes sur le marché du travail. En effet, la France affiche un taux d’emploi des moins de 25 ans inférieur à celui de ses voisins, avec par exemple un nombre de jeunes sans emploi et sans formation deux fois plus élevé qu’en Allemagne. L'accroissement de la masse salariale demeure une impérieuse nécessité  pour financer les retraites et l’ensemble de la Sécurité sociale.

Les impacts des évolutions réglementaires sur les régimes santé et prévoyance des branches

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Après l’intervention de Philippe Crevel sur la conjoncture économique, Anne-Charlotte de Raigniac, Directrice technique santé prévoyance chez AG2R LA MONDIALE, a pris la parole pour décrypter les implications des évolutions réglementaires sur les régimes santé et prévoyance des branches professionnelles.

 

Un contexte économique sous pression


Anne-Charlotte de Raigniac a commencé son intervention en rappelant combien la situation budgétaire est préoccupante. Le déficit de la Sécurité sociale, estimé à 18 milliards d’euros en 2024, pourrait atteindre 28 milliards d’euros en 2025 si aucune mesure corrective n’est prise. Dans ce contexte, les organismes complémentaires, dont AG2R LA MONDIALE, doivent anticiper les répercussions de ces déséquilibres sur leurs propres régimes.


Des mesures de régulation en suspens


L’abandon de certaines pistes d’économies, comme le déremboursement partiel de médicaments et de consultations, complique encore davantage l’équation financière. 


« Cette mesure, envisagée par le précédent gouvernement, aurait permis d’économiser un milliard d’euros. Son retrait signifie qu’il faudra trouver d’autres leviers d’ajustement », indique-t-elle.


Parmi les pistes actuellement évoquées, une contribution exceptionnelle sur les complémentaires santé pourrait être mise en place, tandis que certaines décisions budgétaires, comme le remboursement intégral des fauteuils roulants dès 2025, ont été maintenues malgré les contraintes financières.


Anne-Charlotte de Raigniac souligne également l’accélération de la dynamique inflationniste, qui se traduit par une renégociation des bases de remboursement et donc une augmentation des dépenses pour la Sécurité sociale, mais aussi pour les organismes complémentaires.


Des régimes sous tension


Les régimes de branches doivent également faire face à une augmentation des dépenses de prestations : entre 2023 et 2025, ces dépenses ont crû de 12 %, avec une hausse de 6,6 % en 2024 et 5,5 % en 2025. Cette dynamique est alimentée par le vieillissement de la population et l’essor des traitements coûteux. En parallèle, pour maintenir un équilibre financier, la Sécurité sociale pourrait accroître le ticket modérateur, transférant ainsi une part plus importante du coût des soins vers les assurés et les complémentaires santé.
 

Evolution des arrêts maladie*

Entre 2019 et 2023, le nombre de jours d’arrêts de travail a progressé de près de 4 % par an, avec un coût global en hausse de 27 % en 4 ans pour la Sécurité sociale.


Les facteurs explicatifs de cette augmentation :
•    Effet emploi : La baisse du chômage a entraîné une augmentation du nombre de salariés et donc mécaniquement du nombre d’arrêts 
•    Effet inflation et salaires : La hausse des rémunérations impacte directement le coût des indemnités journalières.
•    Effet recours aux soins : L’évolution des comportements des salariés explique près de 40 % de la hausse des arrêts de travail.
•    Effet vieillissement : S’il avait joué un rôle clé sur la période 2010-2019, son impact est plus modéré sur les quatre dernières années, en raison du renouvellement générationnel sur le marché du travail.

 

*Données issues de l’étude DREES fin 2024
 

Anticiper et s’adapter pour préserver la pérennité des régimes


Face à ces multiples évolutions et à l’incertitude qui plane sur le budget à venir, Anne-Charlotte de Raigniac souligne que les régimes de branches doivent être en mesure d’absorber ces transformations sans compromettre la qualité des garanties offertes aux salariés. Cela passe par une certaine flexibilité, des ajustements continus et une gestion fine des risques, afin de maintenir un équilibre durable entre couverture sociale et contraintes budgétaires.


La Directrice technique santé prévoyance chez AG2R LA MONDIALE a par conséquent insisté sur l’importance de construire des dispositifs suffisamment solides pour faire face à l’augmentation des dépenses de santé et aux évolutions réglementaires à venir. Dans un contexte où de nouvelles mesures d’économies semblent inévitables, la capacité des régimes à s’adapter conditionnera leur pérennité.


Les prochains mois seront décisifs, et les décisions budgétaires qui seront prises façonneront l’avenir de la protection sociale. Plus que jamais, il est essentiel de poursuivre la réflexion et d’accompagner les branches professionnelles dans cette période de mutation.

Temps d’échange : des solutions pour accompagner la transformation

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Après les interventions de Benoit Courmont, Philippe Crevel, Anne Charlotte de Raigniac et Pascale Soyeux, les participants ont pu échanger avec les experts sur les enjeux économiques et réglementaires à venir.


L’évolution du PLFSS 2025 et de l’ONDAM (+3,3 %), ainsi que l’impact d’un éventuel rejet du budget sur les dépenses de santé, ont été au cœur des discussions. La hausse des cotisations des complémentaires santé, reflet de l’augmentation des dépenses de l’Assurance maladie, a également suscité des interrogations.


D’autres sujets ont retenu l’attention, comme le report de l’indexation des retraites ou le remboursement limité aux fauteuils roulants neufs, perçu comme une mesure trop restrictive.

Ces échanges ont permis d’identifier les défis à venir et de souligner l’importance d’une adaptation continue des régimes de protection sociale. La réflexion se poursuivra dans le cadre des prochains rendez-vous Culture branches.
 

Pascale Soyeux, membre du Comité de direction d’AG2R LA MONDIALE, en charge de la santé prévoyance et des accords de branches

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Ce premier événement Culture branches de 2025 s’inscrit dans la dynamique qui guide cette initiative depuis 2016 : celle du dialogue et de l’anticipation face aux mutations profondes qui impactent nos modèles de protection sociale. Ce petit-déjeuner du 16 janvier a permis de mettre en lumière les défis, en santé et en prévoyance, qui se dressent devant les branches professionnelles dans un contexte challengeant marqué par de fortes incertitudes et une 
réglementation accrue.


Malgré ces incertitudes, certaines tendances restent constantes : le vieillissement démographique d’une part qui nécessite d’anticiper dès aujourd’hui les mutations pour garantir une protection sociale adaptée aux défis de demain et, d’autre part le transfert de charges du Régime Obligatoire (RO) vers le Régime complémentaire (RC), qui s’inscrit désormais dans la durée et entraîne des enjeux de soutenabilité des régimes de branches. Le risque de désengagement progressif de l’Assurance Maladie impose donc une anticipation collective, et AG2R LA MONDIALE entend prendre toute sa part.

 

Il est de notre responsabilité d'alerter, de renforcer les échanges, notamment au sein de Cultures branches, et d’intensifier l’accompagnement spécifique, branche par branche, pour garantir la pérennité, la solidarité et l’efficacité des régimes de branches, problématique essentielle pour les entreprises et les salariés, et dont AG2R LA MONDIALE a pleinement conscience.

 

Ces échanges ont démontré, une fois de plus, l’importance de Culture branches en tant qu’espace de dialogue et d’innovation. Avec plus de 1 000 négociateurs engagés, notre communauté est un atout précieux pour éclairer les décisions et accompagner les branches professionnelles dans un monde en mutation. En 2025, quatre autres événements Culture branches viendront poursuivre cette dynamique, en abordant des thématiques essentielles 
pour les négociateurs et les partenaires sociaux. Nous continuerons à co-construire ces moments d’échanges pour qu’ils répondent au mieux à vos attentes et aux défis que vous rencontrez.

A propos de Culture branches

AG2R LA MONDIALE propose des accords de branches santé prévoyance pour près de 110 branches professionnelles. Nos offres co-construites avec les partenaires sociaux répondent aux besoins et spécificités de chaque branche. La particularité d’AG2R LA MONDIALE réside dans la présence de pôles professionnels paritaires et affinitaires au sein de sa Gouvernance : le Pôle alimentaire, le Pôle ESS, le Pôle coiffure.

Créé en 2016, Culture branches entend stimuler la réflexion sur la protection sociale complémentaire de demain. Une approche collaborative innovante d'AG2R LA MONDIALE avec les acteurs clés de la négociation collective, pour construire un modèle de couverture santé et de protection sociale robuste et solidaire. Culture branches, c’est une communauté active de près de 1000 négociateurs qui se réunissent pour échanger, aux côtés d’experts et de professionnels engagés, sur leurs préoccupations et défis actuels.
 

 

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