Comprendre la fiscalité du PER : un choix à l'entrée, plusieurs règles à la sortie

La fiscalité du PER s'articule autour d'un principe simple : ce que vous choisissez de faire à l'entrée conditionne ce qui vous sera appliqué à la sortie. Pendant la phase d'épargne, chaque versement volontaire peut être déduit du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel, ou au contraire versé sans demande de déduction. Ce choix, qui peut être exercé différemment à chaque versement, détermine directement le traitement fiscal du capital ou de la rente perçus plus tard.


À la sortie, prévue au moment de la retraite, le PER offre trois options :

  • Une sortie en capital (en une ou plusieurs fois), une sortie en rente viagère, ou une combinaison des deux. 
  • Chacune obéit à des règles fiscales distinctes, détaillées dans les sections suivantes. 
  • Dans certains cas prévus par la loi (achat de la résidence principale, accident de la vie) une sortie anticipée avant la retraite est également possible, avec sa propre fiscalité. 
  • Enfin, le décès du titulaire, qu'il survienne pendant la phase d'épargne ou après le début de la liquidation, entraîne des règles de transmission spécifiques.

Trois compartiments, trois régimes de sortie

Un PER peut regrouper des sommes d'origines différentes, notamment après le transfert d'un ancien contrat retraite (article 83, Madelin, PERP). À la sortie, toutes ne sont pas traitées de la même façon : il faut distinguer les trois compartiments du PER.

Le PER regroupe trois compartiments distincts - versements volontaires, épargne salariale et versements obligatoires - chacun avec ses propres règles de sortie et de fiscalité. Cette distinction est essentielle pour anticiper correctement le traitement fiscal des sommes à la sortie, en capital ou en rente.

Versements volontaires Epargne salariale Versements obligatoires
Il s’agit des versements réalisés directement par l’épargnant sur son PER. Sortie possible en capital ou en rente. Ce compartiment regroupe notamment les sommes issues de l’intéressement, de la participation ou de l’abondement de l’employeur transférées sur le PER. En cas de sortie en capital, les sommes versées sont exonérées d'impôt sur le revenu ; seuls les gains qu'elles ont produits restent soumis aux prélèvements sociaux (18,6 % en 2026). Il comprend les cotisations obligatoires versées par le salarié ou l’employeur dans le cadre d’un PER d’entreprise obligatoire. Ce compartiment ne peut en principe être récupéré qu'en rente viagère. Une sortie en capital n'est possible que si le montant de cette rente est inférieur à 110 € par mois, au titre du dispositif de rachat des rentes de faible montant (arrêté du 17 juillet 2023).
A retenir : la fiscalité dépend du choix effectué lors du versement : déduction ou non du revenu imposable. A retenir : les règles fiscales diffèrent de celles applicables aux versements volontaires. La part correspondant au capital et celle correspondant aux gains ne sont pas nécessairement imposées de la même façon. A retenir : ces sommes obéissent à un régime spécifique et sont, en principe, destinées à une sortie en rente, sauf cas permettant une sortie en capital.
Comprendre la fiscalité des versements déduits ou non déduits  Comprendre la fiscalité de l’épargne salariale à la sortie Comprendre la fiscalité des versements obligatoires

 

La déduction fiscale à l'entrée : le choix qui détermine toute la fiscalité de sortie

Le choix de déduire ou non ses versements volontaires pendant la phase d'épargne détermine directement la fiscalité appliquée au moment de la sortie, que ce soit en capital ou en rente. Les gains, eux, restent dans tous les cas soumis à leur propre fiscalité.

Versements déduits du revenu imposable

Chaque versement volontaire peut être déduit du revenu imposable de l'année, dans la limite d'un plafond annuel : 4 710 € ou 10 % des revenus professionnels de l'année précédente (dans la limite de 37 680 €) pour un salarié, et 4 806 € ou un pourcentage plus favorable du bénéfice imposable (dans la limite de 88 911 €) pour un travailleur non salarié, au titre de l'année 2026.

A retenir : l’économie d’impôt obtenue à l’entrée entraîne une imposition du capital à la sortie.

Versements non déduits

Il est également possible de renoncer à la déduction fiscale à l'entrée, versement par versement. Ce choix n'apporte pas d'avantage immédiat, mais allège la fiscalité au moment de la sortie.

A retenir : en renonçant à l'avantage fiscal à l'entrée, vous bénéficiez d'une fiscalité plus légère sur le capital ou la rente à la sortie.

Exemples : adapter sa stratégie de sortie selon son profil

La fiscalité d'une sortie en capital ne s'apprécie pas de la même manière selon le montant retiré, la nature des versements et les autres revenus perçus au moment de la retraite. Voici trois situations pour mieux comprendre l’impact de ces choix.

Exemple 1 : 30 000 € de capital avec des versements déduits

Julien récupère 30 000 € sur son PER : 

  • 24 000 € de versements déduits ;
  • 6 000 € de gains. 

Les 24 000 € sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Les 6 000 € de gains sont soumis au PFU de 31,4 %, soit 1 884 €. 

A retenir : l'impact fiscal dépend notamment de la tranche d’imposition de Julien l’année de la sortie.

Exemple 2 : 75 000 € récupérés en plusieurs fois

Karine, travailleuse indépendante, dispose de 75 000 € sur son PER. Ses revenus pouvant varier d'une année à l'autre, elle choisit une sortie en capital fractionnée plutôt qu’un retrait unique. Elle peut ainsi répartir la part imposable sur plusieurs années et adapter le montant de ses retraits à ses besoins. 

A retenir : fractionner la sortie peut permettre de limiter l’effet d’un retrait important sur le revenu imposable, selon la situation fiscale de l’épargnant.

Exemple 3 : 45 000 € issus de versements non déduits

Stéphane récupère 45 000 € sur son PER : 

  • 35 000 € de versements non déduits de son revenu imposable 
  • 10 000 € à des gains. Les 35 000 € sont exonérés d'impôt sur le revenu 

Les 35 000 € correspondant aux versements sont exonéré d’impôt sur le revenu. Seuls les 10 000€ de gains sont soumis à leur fiscalité propre.

A retenir : l’absence de déduction fiscale à l’entrée permet de ne pas imposer à nouveau le capital correspondant aux versements lors de la sortie.

Zoom sur la fiscalité de sa sortie en capital : sortie fractionnée et système de quotient

Ces deux mécanismes répondent à des logiques complémentaires : la sortie fractionnée répartit réellement la perception du capital sur plusieurs années, tandis que le quotient limite l'effet de la progressivité de l'impôt sur un revenu exceptionnel perçu au cours d'une année donnée.

Il n'existe pas de mode de sortie optimal dans l'absolu : le choix dépend du montant de l'épargne, des autres revenus du foyer, de la tranche marginale d'imposition et des besoins financiers au moment de la retraite.

Sortir son PER en capital en plusieurs fois

Il n'est pas obligatoire de récupérer l'intégralité de son épargne en une seule fois. Lorsque le contrat le permet, une sortie en capital fractionné, permet d’échelonner les retraits sur plusieurs années et d’éviter de concentrer une part importante de revenus imposable sur un seul exercice fiscal.

Dans le cadre du PER individuel d'AG2R LA MONDIALE, deux modalités sont notamment prévues : le capital fractionné ponctuel, demandé selon les besoins de l'épargnant, avec un minimum de 300 € par opération ; et le capital fractionné programmé, dont le montant et la périodicité des versements sont définis à l’avance.

Exemple : l’intérêt d’une sortie en capital fractionné

Plutôt que de percevoir 60 000 € au cours d'une seule année, un épargnant peut choisir, selon les modalités prévues par son contrat, de récupérer son capital en plusieurs versements répartis sur différentes années. La part imposable est alors répartie entre plusieurs exercices fiscaux, ce qui peut limiter l'effet d'un revenu exceptionnel sur la tranche marginale d'imposition.

A retenir : fractionner sa sortie permet de lisser dans le temps la part imposable du capital et d’adapter les retraits à ses besoins.

Le système du quotient

Ce mécanisme fiscal peut, sous conditions, atténuer l’effet de la progressivité de l’impôt lors d’une sortie importante.

Comment fonctionne le système du quotient ?

La part imposable du capital issue de versements déduits peut, lorsqu’elle remplit les conditions applicables aux revenus exceptionnels, bénéficier du système du quotient.

Son principe est d’atténuer l'effet de la progressivité de l'impôt. Pour calculer l'impôt lié au revenu exceptionnel, l'administration ajoute un quart de ce revenu au revenu habituel du foyer, calcule le supplément d'impôt correspondant, puis multiplie ce supplément par quatre.

Le capital n’est donc pas réellement réparti sur quatre années : il reste imposé l’année de sa perception. Le quotient correspond uniquement à une méthode particulière de calcul de l’impôt.  

A retenir : l’application du quotient n’est pas automatique et dépend des conditions prévues pour les revenus exceptionnels. 

Exemple : l'effet du quotient sur une sortie en capital importante

Une personne seule perçoit 60 000 € de revenus habituels et retire en une seule fois 100 000 € de son PER au titre de versements déduits. Sans mécanisme d’atténuation, l’ajout de cette somme à ses revenus habituels peut faire basculer une part importante de ses revenus dans les tranches supérieures du barème. 

Avec le système du quotient, lorsqu’il est applicable, seule une fraction du revenu exceptionnel est prise ne compte pour mesurer la progression du barème, avant de reporter l’effet obtenu sur l’ensemble du revenu exceptionnel.

A retenir : le quotient peut permettre de réduire l’effet de la progressivité de l’impôt lors d’une sortie importante, selon la situation fiscale du contribuable.

Zoom sur la fiscalité de sa sortie en rente

Le PER offre plus de possibilités de sortie que son prédécesseur, le PERP, en permettant de choisir une rente viagère, une sortie en capital, ou de combiner les deux. Une sortie en rente permet de percevoir un revenu régulier et garanti jusqu'à la fin de sa vie, avec une fiscalité qui dépend, comme pour le capital, de l'origine des versements et de leur déduction ou non à l'entrée.

Versements déduits : le régime de la rente viagère à titre gratuit (RVTG)

Lorsque les versements ont été déduits du revenu imposable à l'entrée, la rente perçue est imposée comme une pension de retraite : elle est soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu, après un abattement de 10 % (plafonné à environ 4 400 € pour l'ensemble du foyer fiscal en 2026). S'y ajoutent des prélèvements sociaux de 18,6 % en 2026, appliqués sur une fraction de la rente déterminée selon l'âge du bénéficiaire à l'entrée en jouissance de la rente : 30 % avant 50 ans, 50 % entre 50 et 59 ans, 60 % entre 60 et 69 ans, et 70 % à partir de 70 ans.

À retenir : comme pour le capital, l'avantage fiscal obtenu à l'entrée se traduit par une imposition de la rente à la sortie mais avec l'abattement de 10 % propre aux pensions, que le capital ne permet pas.

Versements non déduits : le régime de la rente viagère à titre onéreux (RVTO)

Lorsque les versements n'ont pas été déduits, la rente relève du régime de la rente viagère à titre onéreux. Seule une fraction de son montant est imposable à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, déterminée en fonction de l'âge du bénéficiaire au moment du premier versement de la rente : 70 % avant 50 ans, 50 % entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans, et 30 % à partir de 70 ans. Les rentes issues de l'épargne salariale suivent ce même régime.

À retenir : plus la rente commence tard, plus la fraction imposable est faible. Un paramètre à anticiper au moment de choisir la date de liquidation.

Versements obligatoires : une sortie en rente par principe

Les sommes issues de versements obligatoires ne peuvent en principe être récupérées qu'en rente viagère, imposée selon le régime de la rente viagère à titre gratuit (barème progressif après abattement de 10 %). Une conversion en capital n'est possible que si le montant de la rente calculée est inférieur à 110 € par mois ; dans ce cas, le capital versé est soumis au barème de l'impôt sur le revenu, sans l'abattement de 10 %.

Deux personnes comparant les garanties d'une mutuelle dentaire

AG2R LA MONDIALE, une expertise reconnue en épargne retraite

De la constitution de l’épargne jusqu’au choix des modalités de sortie, AG2R LA MONDIALE accompagne ses clients dans la préparation de leur retraite et l’adaptation de leur stratégie à leur situation personnelle, patrimoniale et fiscale.

. 103,5 Md€ d’encours en épargne et retraite supplémentaire à fin 2025
. 9 millions de cotisants accompagnés en retraite complémentaire, auprès de 424 000 entreprises clients
. Plus d’un tiers des opérations nationales du régimes Agirc-Arrco sont réalisées par AG2R LA MONDIALE à travers ses institutions de retraite complémentaires.

Sortie en capital ou en rente : quelle fiscalité choisir ?

Le PER offre plus de possibilités de sortie que son prédécesseur, en permettant de choisir une rente viagère, une sortie en capital en une ou plusieurs fois, ou de combiner ces deux solutions. Une sortie en capital, totale ou fractionnée, permet de disposer rapidement d'une somme d'argent, avec une fiscalité qui dépend notamment de l’origine des versements et de leur déduction ou non à l’entrée. Une sortie en rente viagère relève d'une régime fiscal différent, qui varie selon la nature des versements ayant permis de constituer la rente. Pour les versements volontaires non déduits, seule une fraction de la rente est imposable, déterminée notamment en fonction de l’âge du bénéficiaire au moment de l’entrée en jouissance de la rente.

Le choix entre capital et rente ne dépend donc pas uniquement de la fiscalité : il doit aussi tenir compte du besoin de disposer immédiatement d'une somme, de percevoir un revenu régulier pendant la retraite ou encore combiner les deux solutions.

Adapter sa stratégie de sortie selon son profil

Le choix d’une stratégie de sortie en capital, rente, sortie anticipée ou transmission dépend de nombreux facteurs : niveau de revenus à la retraite, besoins de liquidité, situation familiale, patrimoine déjà constitué et projets à financer.


Les conseillers AG2R LA MONDIALE peuvent accompagner les épargnants dans cette réflexion, en les aidant à comparer les différentes options possibles et à identifier celles qui correspondent le mieux à leur situation et à leurs objectifs. L’enjeu n’est donc pas seulement de choisir en capital et rente, mais de construire une stratégie cohérente avec l’ensemble de sa situation patrimoniale et financière.  

Besoin d’être accompagné ?

Nos conseillers peuvent vous aider à faire le point sur votre PER, vos modalités de sortie et les conséquences fiscales associées afin d’éclairer votre décision. 

Les accidents de la vie : une fiscalité allégée

Invalidité, décès du conjoint ou partenaire de Pacs, expiration des droits au chômage, surendettement, ou cessation d'activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire : dans ces 5 situations subies, la loi prévoit une fiscalité particulièrement favorable. Le capital correspondant aux versements est totalement exonéré d'impôt sur le revenu, même s'ils avaient été déduits à l'entrée. Seuls les gains générés par l'épargne restent soumis aux prélèvements sociaux, au taux de 18,6 % en 2026.

À retenir : quel que soit le compartiment concerné (versements volontaires, épargne salariale ou obligatoires), un accident de la vie ne pénalise pas davantage l'épargnant sur le plan fiscal.

L'achat de la résidence principale : la fiscalité d'une sortie classique

L'achat ou la construction de la résidence principale est le sixième cas de déblocage anticipé, mais il obéit à une fiscalité identique à celle d'une sortie en capital à l'échéance normale : la part correspondant aux versements déduits est réintégrée au barème progressif de l'impôt sur le revenu, et les gains sont soumis au PFU de 31,4 % en 2026. Sans déduction à l'entrée, seuls les gains sont taxés. Seuls les compartiments des versements volontaires et de l'épargne salariale sont concernés ; les versements obligatoires restent bloqués jusqu'à la retraite, même pour ce motif.

À retenir : contrairement aux accidents de la vie, l'achat de la résidence principale ne bénéficie d'aucun avantage fiscal particulier. Un paramètre à intégrer dans le calcul avant de mobiliser son PER pour ce projet.

Décès pendant la phase d'épargne (avant liquidation)

Si le titulaire décède avant d'avoir liquidé son PER, le capital est reversé aux bénéficiaires désignés. La fiscalité applicable dépend de son âge au moment du décès :

  • Décès avant 70 ans : le capital relève de l'article 990 I du Code général des impôts. Chaque bénéficiaire (hors conjoint ou partenaire de Pacs, exonérés) bénéficie d'un abattement de 152 500 €, puis d'une taxation à 20 % jusqu'à 700 000 € et à 31,25 % au-delà.
  • Décès après 70 ans : le capital relève de l'article 757 B du Code général des impôts. Un abattement global de 30 500 €, partagé entre l'ensemble des bénéficiaires, s'applique sur les versements ; au-delà, les sommes sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté avec le défunt. Contrairement à l'assurance-vie, ce sont ici à la fois les versements et les gains qui entrent dans l'assiette taxable.

À retenir : plus le décès intervient tôt, plus la transmission du PER est fiscalement avantageuse pour les bénéficiaires — un paramètre à intégrer dans une réflexion patrimoniale plus large.

Décès pendant la phase de liquidation (rente déjà en cours)

Lorsque le titulaire est décédé après avoir commencé à percevoir sa rente, ce qu'il advient de celle-ci dépend des options souscrites au moment de la liquidation. Sans option de réversion, la rente s'éteint au décès et n'est pas transmise. Si une option de réversion a été choisie, un bénéficiaire désigné (le plus souvent le conjoint) continue de percevoir tout ou partie de la rente, selon le taux de réversion retenu ; cette rente reste alors soumise à sa propre fiscalité de rente viagère.

À retenir : le choix des options de réversion au moment de la liquidation a un impact direct sur la protection du conjoint survivant. Il se prépare en amont, avec un conseiller.

Quel levier privilégier selon votre situation ?

Chaque situation combine plusieurs facteurs : montant du capital, autres revenus perçus l'année de la sortie, origine des versements, besoin de liquidité, horizon de retraite ou encore souhait de percevoir un revenu régulier. Il n’existe donc pas de stratégie de sortie universelle. Les conseillers AG2R LA MONDIALE peuvent vous accompagner pour analyser ces différents critères, comparer les modalités de sortie possibles et identifier la solution la plus cohérente avec votre situation et vos objectifs.

Votre situation Piste à étudier
Capital important par rapport à vos revenus habituels, avec un risque de faire basculer une partie du revenu dans une tranche d'imposition supérieure Sortie fractionnée sur plusieurs années et/ou demande du quotient l'année de la sortie
Capital modéré au regard de vos revenus habituels, sans changement de tranche Sortie en capital en une seule fois : le fractionnement ou le quotient apportent peu d'avantage supplémentaire
Besoin d'un revenu régulier à la retraite plutôt que d'une somme disponible immédiatement Sortie en rente, ou combinaison capital/rente, plutôt qu'un capital intégral
Sommes issues de versements obligatoires (ancien article 83, PERO) Sortie en rente dans la majorité des cas ; le capital n'est possible que si la rente calculée est inférieure à 110 € par mois
Versements non déduits à l'entrée Capital exonéré d'impôt sur le revenu ; seul un fractionnement des gains a un intérêt fiscal marginal

 

Ces repères ne remplacent pas une analyse personnalisée : le choix définitif dépend de l'ensemble de votre situation fiscale et patrimoniale, et gagne à être vu avec un conseiller.
 

Votre stratégie évolue avec vous

La préparation de la sortie du PER ne commence pas uniquement au moment du départ à la retraite. La manière dont l’épargne est gérée au fil du temps peut aussi avoir un impact sur le capital disponible et sur les choix possibles au moment de la sortie.

Avec la gestion à horizon, prévue par défaut sur le PER, l’allocation évolue progressivement à mesure que la retraite approche : la part investie sur des supports plus exposés aux fluctuations des marchés diminue au profit de supports généralement moins risqués. L’objectif est de sécuriser progressivement l’épargne à l’approche de l’échéance, tout en tenant compte de l’horizon de placement. L’épargnant peut néanmoins adapter son mode de gestion en fonction de son profil, de son appétence au risque et de ses projets. 

Les conseillers AG2R LA MONDIALE peuvent l’accompagner dans le suivi de son PER et dans l’évolution de sa stratégie jusqu’au moment de la sortie.

Les bons réflexes fiscaux tout au long de son PER

Anticiper sa fiscalité tout au long de la vie de son PER

 

Le choix de déduire ou non ses versements, le montant du capital constitué et les modalités de sortie envisagées (capital, rente, sortie anticipée ou transmission) peuvent entraîner des conséquences fiscales très différentes. Anticiper ces choix dès la constitution de son épargne permet d'aborder chacune de ces étapes dans de meilleures conditions.

 

Comment déclarer les sommes perçues de son PER ?

 

Anticiper ces choix ne dispense pas de respecter, le moment venu, les bonnes obligations déclaratives. Lors d'une sortie, la fiscalité dépend de la nature des sommes perçues et du mode de sortie choisi. En pratique, les montants concernés doivent être pris en compte dans la déclaration de revenus de l'année au cours de laquelle le capital est perçu ou la rente commence à être versée. Si les conditions d'application du système du quotient sont réunies pour une sortie en capital, celui-ci doit être demandé au moment de la déclaration afin que l'administration fiscale applique ce mode de calcul au revenu exceptionnel concerné.

À retenir : conservez les documents transmis par l'organisme gestionnaire du PER afin de vérifier les montants à déclarer et leur traitement fiscal.

FAQ sur la fiscalité du PER

Comment est imposé un PER ?

La fiscalité dépend du choix fait à l'entrée (déduction ou non des versements) et du mode de sortie choisi. En capital, la part issue de versements déduits est soumise au barème de l'impôt sur le revenu et les gains au PFU (31,4 % en 2026). En rente, l'imposition suit le régime des rentes viagères à titre gratuit ou à titre onéreux selon la déduction. Un déblocage anticipé ou un décès obéissent à des règles spécifiques.

 

La sortie en capital d'un PER est-elle imposable ?

Oui, mais partiellement selon les cas. La part du capital issue de versements déduits du revenu imposable est soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu ; la part issue de versements non déduits est exonérée. Les gains générés par le contrat sont quant à eux systématiquement soumis au PFU de 31,4 % en 2026, quelle que soit l'origine des versements.

 

Comment réduire l'imposition d'une sortie en capital du PER ?

Deux leviers principaux permettent de limiter l'impact fiscal : fractionner la sortie sur plusieurs années pour répartir la part imposable entre plusieurs exercices fiscaux, ou demander le système du quotient lors de la déclaration de revenus pour atténuer l'effet de la progressivité de l'impôt sur un revenu exceptionnel. 

 

Peut-on sortir son PER avant la retraite ?

Oui, dans 6 cas prévus par la loi : l'achat de la résidence principale, et 5 accidents de la vie (invalidité, décès du conjoint, expiration des droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire). La fiscalité diffère fortement entre les deux familles de cas : les accidents de la vie bénéficient d'une exonération totale d'impôt sur le revenu, contrairement à l'achat de la résidence principale.

 

Que devient un PER en cas de décès avant la retraite ?

Le capital est reversé aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire. Si le décès survient avant 70 ans, chaque bénéficiaire (hors conjoint ou partenaire de Pacs, exonérés) profite d'un abattement de 152 500 € avant taxation. Après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique, puis les droits de succession classiques.

 

Quelle est la fiscalité d'une rente issue d'un PER ?

Si les versements ont été déduits à l'entrée, la rente est imposée comme une pension de retraite, avec un abattement de 10 %, puis des prélèvements sociaux de 18,6 % sur une fraction déterminée selon l'âge. Si les versements n'ont pas été déduits, seule une fraction de la rente est imposable, selon l'âge au premier versement (régime de la rente viagère à titre onéreux).

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